L’Estaque

Depuis 2020, un collectif d’habitant·e·s du quartier de Saint-Henri (L’Estaque / Marseille) transforme un terrain laissé à l’abandon depuis près de 50 ans en un jardin partagé, ouvert à toutes et tous.
Sur cet espace qui « n’appartient juridiquement à personne », le collectif Brosseau œuvre avec énergie pour préserver et embellir ce petit bout de terre, devenu un lieu de rencontres, d’échanges et de travail manuel entre voisin·e·s
Lorsque le cinéma l’Alhambra m’a présenté une partie de l’équipe du collectif, l’idée de peindre une fresque collective sur ce morceau de quartier m’a immédiatement parlé.
Ainsi, la fresque a été peinte avant tout par les habitant·e·s du quartier et de Marseille. J’ai finalement très peu peint moi-même : ce sont les autres qui ont fait — et c’est tant mieux.

Merci donc, pour votre confiance. Merci pour les pique-niques au soleil, pour les soupes chaudes, les cafés, les gâteaux, et toutes les gentillesses partagées.
Encore une fois, un immense merci au cinéma L’Alhambra d’avoir initié ce projet.

Merci à celles et ceux qui ont peint :
Amélie, Fatma, Abdel, Myriam, Hind, Obeida, Claire, Jean-Claude, Maryse, Audrey, Clara, Hélène, Younes, Tao, Hafid, Keïla, Basile, Erwan, Zaïveline, Sylviane, Corinne, Marie, Wilfrid, Vaï, Nina, Manoa, Lou, Ysée, Lucille.
Merci enfin à William, Michel, Michel, Tamara, les frères Caparos, Carmen, Dominique, Laurent, Nathalie, Jean-Louis, le docteur Brindisi, Mr Pulizzi et les intervenants d’Enedis, ainsi qu’aux enfants du centre aéré « Une autre image » de Saint-Henri pour leur visite.

« Ici était un figuier »… est le titre d’un court métrage de Charlotte Bosson et Florian Pina (19 min, France, 2024), qui raconte également cette aventure collective.

Sur cette place, la mer est là, en toile de fond. Une vue ouverte depuis l’Estaque, comme un horizon partagé. Des personnages s’y retrouvent, discutent, jardinent, vivent et cohabitent ensemble. Au centre, un figuier. Avant il y avait un figuier.
Le cabanon Enedis s’est transformé en petit cabanon méditerranéen. Sur son toit, le chat Angus de Maryse se promène tranquillement, observateur discret de la vie du lieu.
Les personnages sont peints dans le même style que la fresque réalisée sur le mur du cinéma de L’Alhambra, créant un lien visuel et narratif entre les deux murs, comme si ils se répondaient à distance.

Les coulisses de la fresque !